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~/guides/apres mis à jour le 22 octobre 2026

Prix d'un contrat de maintenance logiciel

Votre logiciel est livré, ou va l'être, et une proposition de maintenance arrive avec un montant mensuel. Voici ce que recouvrent les mots, les repères de prix publiés par des prestataires et ce qu'il faut vérifier avant de s'engager.

par Andrei Chirtes, dev2cafes

Un contrat de maintenance pour un logiciel sur mesure se chiffre en général à l'année, en proportion de ce qu'a coûté le développement. Une agence française affiche ainsi un repère de 10 à 20 % du coût initial par an : pour un outil métier qui a coûté 40 000 € HT, cela donne 4 000 à 8 000 € HT par an (calcul fait à partir de ce repère). Ce pourcentage reste un ordre de grandeur publié par un prestataire. Le montant juste dépend de ce que le contrat couvre, et deux contrats au même prix peuvent couvrir des choses très différentes.

Ce que recouvre le mot « maintenance »

Le mot désigne plusieurs travaux distincts. Le cahier des clauses administratives générales des marchés publics informatiques (CCAG-TIC), approuvé par un arrêté du 30 mars 2021, en donne des définitions utiles bien au-delà des marchés publics. Son article 38 distingue :

  • le préventif : les mesures d'entretien faites pour éviter que des anomalies surviennent. Pour une application métier, ce sont surtout les mises à jour de sécurité du serveur et des composants logiciels ;
  • le correctif : les mesures qui corrigent les anomalies constatées, autrement dit les bugs ;
  • l'évolutif : faire évoluer une ou plusieurs applications, pour ajouter des fonctions, améliorer leur fonctionnement ou tenir compte de nouvelles règles légales ou réglementaires ;
  • l'adaptatif : absorber les changements de l'environnement technique, comme une nouvelle version du système d'exploitation, de la base de données ou d'une interface d'échange avec un autre logiciel.

Le même texte définit la « tierce maintenance applicative », ou TMA, comme les prestations qui conservent un système d'information dans un état qui lui permet de remplir sa fonction. « Tierce » signifie qu'un prestataire extérieur s'en charge.

Source : Légifrance, arrêté du 30 mars 2021 portant approbation du CCAG-TIC, article 38, consulté le 22 octobre 2026.

Dans un devis, ces distinctions comptent. Un contrat « correctif seul » ne paie ni les évolutions ni l'adaptation à une nouvelle version d'un composant. Voici la mauvaise surprise typique : l'outil fonctionne, un service tiers auquel il est branché change ses règles, l'outil ne fonctionne plus, et la réparation est facturée en plus du forfait parce qu'elle relève de l'adaptatif.

Les repères de prix affichés

Il n'existe pas de barème public de la maintenance logicielle. Les montants qui circulent viennent de prestataires qui vendent eux-mêmes de la maintenance. Ce sont des prix affichés, pas des moyennes constatées sur des contrats signés.

Repères affichés par des prestataires, en euros hors taxes.
SourceRepère affichéCe que ça recouvre
Fenxi, agence de développement (Maisons-Alfort)10 à 20 % du coût initial par an ; 2 000 à 3 000 € par an pour un projet de 30 000 €Budget de maintenance que l'agence juge raisonnable pour une application sur mesure de PME. Ses deux chiffres ne tombent pas tout à fait dans la même fourchette, signe que le pourcentage reste approximatif.
La Mine StudioOption à 500 € par moisMaintenance mensuelle proposée après une première version livrée en quatre semaines. Le contenu de l'option n'est pas détaillé sur la page.
MaltEnviron 576 € par jourTarif journalier moyen d'un développeur indépendant confirmé, relevé le 14 septembre 2026. C'est la base des interventions facturées au temps passé.

Sources : Fenxi, prix d'une application sur mesure pour une PME et La Mine Studio, offre de première version, consultés le 22 octobre 2026 ; Malt, baromètre des tarifs tech, relevé le 14 septembre 2026.

Pour fixer les idées, prenons une entreprise de négoce de 40 salariés qui a fait développer un outil de suivi des commandes pour 40 000 € HT (exemple inventé pour l'illustration). Le repère de 10 à 20 % donne 4 000 à 8 000 € HT par an. Au tarif journalier moyen affiché sur Malt, 4 000 € représentent un peu moins de 7 jours de travail dans l'année, 8 000 € un peu moins de 14 jours. C'est ce nombre de jours qu'il faut confronter à la liste de ce que le contrat promet : sept jours par an ne suffisent pas à couvrir des évolutions régulières en plus de la sécurité.

Forfait mensuel, banque de jours ou intervention à la demande

Les propositions de maintenance se facturent de trois façons, parfois combinées.

  • Le forfait mensuel. Un montant fixe chaque mois pour un périmètre écrit : sécurité, corrections, parfois un quota d'heures d'évolution. Le budget est prévisible. Le risque est de payer chaque mois pour un outil stable qui ne demande presque rien, ou de découvrir que le quota d'évolutions s'épuise dès le deuxième mois.
  • La banque de jours. Vous achetez un nombre de jours à l'avance, consommés au fil des demandes, avec un relevé de ce qui a été fait. C'est lisible quand les besoins sont irréguliers. Demandez ce que deviennent les jours non consommés en fin d'année.
  • L'intervention à la demande. Chaque demande est chiffrée puis facturée. Vous ne payez rien quand tout va bien, mais personne ne s'engage sur un délai, et personne ne surveille l'outil entre deux appels.

Le même choix entre prix fixe et temps passé se pose pour le développement lui-même : voir forfait ou régie pour un développement.

Ce qui fait monter ou baisser le montant

  • Les intégrations. Chaque connexion à un autre logiciel (comptabilité, banque, transporteur, CRM) peut casser le jour où l'autre côté change ses règles. Un outil isolé coûte moins cher à maintenir qu'un outil branché sur cinq services.
  • Les délais garantis. Une prise en charge en quatre heures, soirs et week-ends compris, demande quelqu'un de disponible en permanence, et cela se paie. Pour un outil interne utilisé aux heures de bureau, un délai d'un jour ouvré suffit souvent.
  • L'hébergement. Certains contrats l'incluent, avec les sauvegardes et la surveillance, d'autres non. Les options et leurs coûts sont détaillés sur la page hébergement d'une application métier.
  • L'état du code au départ. Un code documenté, testé et écrit avec des outils courants se maintient vite. Un code repris sans documentation demande d'abord du temps de lecture, que quelqu'un paie.
  • Le rythme des évolutions. Une PME qui fait évoluer son outil tous les mois n'a pas besoin du même contrat qu'une autre qui veut seulement le garder en état.
  • La première année. Les utilisateurs découvrent des cas que les tests n'avaient pas couverts, et les demandes sont souvent plus nombreuses au début qu'après deux ou trois ans d'usage. Un contrat peut en tenir compte, avec un volume plus élevé la première année.

Les questions à poser avant de signer

  • Quels types de maintenance sont compris : préventif, correctif, adaptatif, évolutif ? Lesquels sont facturés à part, et à quel tarif ?
  • Quel délai pour prendre en compte une demande, et quel délai pour la résoudre ? Les deux sont souvent confondus dans les propositions.
  • Ces délais courent-ils en heures ouvrées seulement ?
  • Les mises à jour de sécurité du serveur et des composants sont-elles faites sans que vous ayez à les demander ?
  • À quelle fréquence les sauvegardes sont-elles faites, où sont-elles stockées, et quand une restauration a-t-elle été testée ?
  • Quelle durée d'engagement, quel préavis, et comment le prix est-il révisé chaque année ?
  • Recevez-vous un relevé de ce qui a été fait chaque mois ?
  • En fin de contrat, que vous remet-on : code source à jour, accès, documentation, données ?

Le dernier point décide de votre liberté de changer de prestataire. Il dépend aussi de ce que dit votre contrat de développement sur la propriété du code source. Si vous comparez des devis de développement, regardez lequel inclut une période de maintenance et lequel la facture à part : c'est un des points à vérifier pour lire un devis de développement sans se tromper de comparaison.

Quand un contrat de maintenance ne vaut pas la dépense

Un petit outil interne, utilisé par quelques personnes, sans connexion à d'autres logiciels et accessible seulement depuis le réseau de l'entreprise, peut se passer d'un forfait. Des mises à jour de sécurité planifiées quelques fois par an et des interventions payées à la demande suffisent souvent. L'argent économisé sera plus utile ailleurs.

Un outil ouvert à vos clients sur Internet, ou qui manipule des données personnelles, ne peut pas rester des mois sans mises à jour. Le forfait se justifie alors, même modeste. Prévoyez cette ligne dans votre budget de projet logiciel dès le départ, sur plusieurs années, et pas seulement après la livraison.

À retenir Comparez les contrats de maintenance sur leur contenu écrit (types de maintenance, délais, sauvegardes, remise du code en fin de contrat) avant de comparer leurs montants.

Chez dev2cafes, la maintenance est chiffrée à part et reste facultative. Je remets le code source et les accès, pour qu'un autre développeur puisse reprendre l'outil si vous le souhaitez. Si vous préférez me la confier, la maintenance et l'hébergement sont le métier de 2Cafés, la marque dont dev2cafes fait partie. Les repères de prix du développement lui-même sont sur la page prix d'un logiciel métier sur mesure.

? questions fréquentes

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Combien coûte la maintenance d'un logiciel sur mesure par an ?

Une agence française affiche un repère de 10 à 20 % du coût initial du développement par an. Pour un outil à 40 000 € HT, cela fait 4 000 à 8 000 € HT par an, selon ce que couvre le contrat.

Que veut dire TMA ?

Tierce maintenance applicative : les prestations confiées à un prestataire extérieur pour garder un logiciel en état de remplir sa fonction. Elle peut inclure le préventif, le correctif, l'évolutif et l'adaptatif, d'où l'intérêt de lire le périmètre exact.

Peut-on se passer d'un contrat de maintenance ?

Pour un petit outil interne stable, sans connexion à d'autres logiciels, des mises à jour de sécurité planifiées et des interventions payées à la demande suffisent souvent. Un outil ouvert sur Internet ou qui traite des données personnelles demande un suivi régulier.

Peut-on changer de prestataire de maintenance ?

Oui, à condition d'avoir le code source à jour, les accès, la documentation et les droits sur le code. Vérifiez ces points dans le contrat de développement et dans celui de maintenance avant de signer.

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Sous 48 heures ouvrées, je vous réponds avec un prix fixe pour le même travail, découpé en étapes que vous réglez une fois livrées et validées. Ou avec les questions qui me manquent. Si le devis est déjà bien placé, je vous le dis.